J’aire dans le désert, à me perdre dans la ligne d’horizon.
Aucune boussole pour guider mon âme, perdue dans l’ultime saison.
je reviens sur les clones sablés de mes pieds,
dans le vide sablonneux, mon esprit azur évadé.

focus les grains de digues et les vagues de sables,
échouant dans le vide sidérale, jalonnées, d’écumes sablonneuses .

Je crache du verre à force d’en bouffer.

 

 

 

 

J’aire, je me perds, dans ce putain de désert.

Cette invisible terre grise, monde dans lequel je règne par défaut.
cauchemars et rêves n’ont aucune prise,
moi qui boit  le sang de mes veines, qui crache constamment les méprises.

les sirènes des mirages, ne tente que les touristes fou,

j’ai toujours vécu ici vacciné du monde des vivants.

Je ne peux ni vivre ni mourir, les limbes sont confortables.
torture aigüe de paradoxe, à ne plus différencier,

le plaisir, les douleurs.

 

 

 

A ne pas savoir vivre, ivresse de l’innocence, de n’être jamais né.

Moi qui ai vu un jour une nymphe dont l’écho ne voulait jamais prendre racine,
faire de l’homme du désert, un marin à qui l’on donne un port d’attache.

 

Il ne reste que la guerre et parcourir les mondes, puisque les seules choses qui me tirent par le bras, sont les cactus sur lesquels je m’éprends par inadvertance et lassitude.

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